Le blogue du Bioparc

Retourner au blogue

Le canidé de l’Arctique

Le renard arctique est bien surprenant de par ses adaptations à la vie dans la toundra. Comme l’indique son nom, on l’observe dans les régions arctiques de l’Amérique du Nord et de l’Eurasie. Durant l’été, il arbore une fourrure de couleur brun ardoisée ou jaunâtre. Durant l’hiver, il revêt une coloration blanche ou bleue, du bleu noir au gris perle. Ce changement de couleur d’une saison à l’autre lui permet de mieux se camoufler dans son habitat.
Les poils de sa fourrure d’hiver sont longs et soyeux, faisant de celle-ci la plus isolante de tous les mammifères. Elle est si chaude qu’il peut résister à des températures de -70 °C sans grelotter. Son museau, ses oreilles et ses pattes sont courts, afin de limiter les pertes de chaleur. Les coussinets de ses pattes sont très vascularisés et couverts de poils, les protégeant du gel. Lors des grands froids ou des tempêtes, le renard arctique se roule en boule sur la neige et protège ses pattes et son museau à l’aide de sa queue touffue.
Son régime alimentaire est aussi une adaptation à sa vie dans la toundra. Il se nourrit principalement de lemmings et de campagnols. D’ailleurs, les populations de renard arctique fluctuent sur un cycle de trois ou quatre ans en fonction des populations de lemmings. Bien qu’il soit sédentaire durant l’élevage des petits, il devient nomade durant l’hiver, surtout lorsque la nourriture se fait rare. Ainsi, il peut parcourir des centaines de kilomètres, suivant parfois des ours blancs pour se nourrir sur les restes de carcasses.
Toutes ses adaptions, physiques et comportementales permettent au renard arctique de survivre dans un milieu où peu d’animaux sont capables de le faire.
[Re-blogue : article originalement publié à http://www.attraitsgaspesie.com/blogue/le-canide-de-l-arctique/35/]
Auteure : Stéphanie Bentz, biologiste responsable de l’éducation
Source : Prescott, Jacques et Pierre Richard. Mammifères du Québec et de l’Est du Canada. Waterloo : Éditions Michel Quintin, 2004. Imprimé.
Photo : Stéphanie Bentz